L’urgence peut attendre.

August 24th, 2008 by Pom

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Quand tu es loin de moi…

August 24th, 2008 by Pom

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On promet de s’appeler. Souvent. De ne pas s’oublier. Jamais. De ne laisser personne se mettre entre nous. Rien ne changera. Jamais. On s’aimera autant. Toujours. Le temps passera vite. Tu verras.

Peut-être pas…

Peut-être que loin des yeux, loin du coeur. Si loin, qui lui dirait? Après tout…

Des doutes. Des espoirs. Désespoir.

L’éternité condensée en quelques mois. Ce n’est pas long pourtant. Cinq mois. 150 jours. 3600 heures. Et pourtant…

N’oublie pas.

Yiha! Et les vacances seront belles…

June 27th, 2008 by Pom

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Et tout est dit! Petit pincement au coeur, les mains moites et tremblantes… jusqu’à l’explosion de joie, et de larmes. L’occasion de boire un coup, et d’ouvrir une nouvelle page de ma vie, et une nouvelle catégorie de mon blog.

Au revoir Henri IV, bonjour Sciences Po!

Walt Disney ou l’avant-garde féministe

June 6th, 2008 by Pom

Il est temps de revoir les Disney d’un œil neuf. Certes, ils sont les symboles d’un passé maintenant révolu, comme un goût de madeleine de Proust. Mais puisque nous sommes amenés à relire les Contes de Perrault en relevant les sous-entendus sexuels, il nous faut maintenant nous attaquer de manière plus objective à ces dessins animés qui ont bercé notre enfance.

En tant que féministe, je souhaite en effet louer notre cher Walter! Il avait vu notre importance et su saisir notre essence profonde.

Pocahontas était la préfiguration d’une Condoleeza Rice, diplomate et libre de ses choix, représentante des intérêts de son peuple.

Et comment ne pas évoquer Mulan? Elle aurait eu à notre époque la place de MAM, à la tête de l’Armée!

Les exemples ne manquent pas : Cendrillon qui se rebelle contre sa condition misérable de femme au foyer ; Belle qui se dévoue pour sauver son père, prête à passer sa vie aux côtés d’une bête, et seule capable de révéler l’être profond qui sommeille ; Ariel qui part à l’aventure et à la découverte du monde…Que serait Hercule sans sa fière Megara? Pinocchio sans la fée? Le clochard sans sa belle?Bon bien sûr, la Belle au bois dormant n’est pas vraiment un modèle de sagesse et d’activité, et dans le genre nunuche, Blanche-Neige se pose là, mais il fallait bien donner l’impression aux garçons qu’ils ont un rôle important, et forger le mythe du prince charmant.Walter avait très bien compris notre manière de conquérir le pouvoir : laisser penser aux hommes que l’initiative vient d’eux, et les manipuler dans l’ombre!Et aujourd’hui, on ne s’en cache plus.

La relève est assurée Walter!

La vie est un émerveillement de tous les instants

May 28th, 2008 by Pom

 

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A quand les films qui se sentent? Regarder une scène sous la pluie et sentir l’odeur d’humidité et de nature qui renait. Sentir la fraicheur qui accompagne cette pluie, ce moment de cinéma…”Il pleut sur la ville comme il pleure sur mon cœur”. Qui n’a jamais eu l’impression d’être en osmose avec les éléments? De ne faire qu’un avec la nature?

Cette impression étrange d’être unique, grand, à l’image de cette nature, et d’être pourtant si petit, insignifiant. Une lucidité poignante qui s’évaporera au petit matin…

Comme un livre de philo. Qui vous donne l’impression d’avoir compris quelque chose d’essentiel. Une vérité fugace. Qui s’échappe en un clin d’œil.

Certains prétendent qu’on ne peut savoir si l’on est heureux qu’à la fin de sa vie. Mais le bonheur n’est peut-être pas dans la longue durée. La joie, ce sentiment qui vous submerge d’un seul coup, réside dans de petits instants. Sachons les saisir. Et les retenir dans un (grand) coin de notre tête pour ne jamais dire que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue.

Quand il me prend dans ses bras…

May 28th, 2008 by Pom

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Ce dernier post sur Out of Africa me laisse perplexe. Et renvoie une fois de plus à la magie incompréhensible de l’amour. Tous les films, les livres, les musiques dont je parle, je les apprécie… et pourtant il me reste la désagréable impression de ne pas réussir à en parler, de ne pas savoir communiquer ce sentiment.

Plus j’essaie de comprendre rationnellement mon attachement, d’en trouver les arguments, plus je me perds sans un brouillard de pensées et de sentiments.

Ce sentiment est d’ores et déjà complexe à expliquer vis-à-vis de choses. Rien d’étonnant alors à notre trouble lorsqu’il envahit la sphère humaine. Pourquoi lui (elle) et pas un(e) autre? Pourquoi n’est-il (elle) pas seulement un(e) ami(e) mais ce petit quelque chose de plus? Ce quelque chose indescriptible, indiscernable mais qui pourtant, pour une raison obscure, existe. Cette chose qui s’empare de vous. Plus que de l’amitié. Plus que de l’attirance sexuelle. Plus que de la complémentarité. Et pourtant tout ça à la fois.

Platon a cherché à expliquer l’amour et l’amitié. Mais il n’est jamais parvenu aux questions essentielles. Ou plutôt, il n’en a jamais trouvé les réponses. Peut-être parce qu’il n’y a rien à cherche ou à comprendre. Peut-être parce qu’il faut juste le ressentir…

Out of Africa

May 28th, 2008 by Pom

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“Après une déception amoureuse, la jeune Danoise Karen décide de se marier et de s’embarquer pour l’Afrique. Vite délaissée par un mari volage, elle se consacre à la culture des caféiers et fait figure de pionnière. Son amitié pour l’aventurier Denys se transformera en amour mais elle ne saura pas retenir cet homme épris de liberté.” Allocine.

Avec Meryl Streep (Le Diable s’habille en Prada, Détention secrète…) et Robert Redford (L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, Spy Game…). Par Sydney Pollack (Tootsie, La Firme). A noter par ailleurs que ce réalisateur, acteur et producteur s’est éteint ce lundi 26 mai, à l’âge de 73 ans.

Plusieurs fois récompensé, ce film est un chef d’œuvre. Les paysages africains à eux-seuls sont à couper le souffle. Quant à Meryl Streep et Robert Redford, leur éloge n’est plus à faire.

Elle campe une femme forte et moderne, tiraillée entre son amour du pays et sa position de colonisatrice. Entre cette culture qu’elle respecte et ses idéaux occidentaux.

Il est un grand aventurier, intégré dans les deux mondes, qui n’éprouve aucun mal à les concilier. Il est la liberté, aussi sauvage que ce continent auquel il tient.

Il est difficile de mettre une étiquette à ce film. Une histoire d’amour, certes. Entre un homme et une femme, mais cela en semble pas être le point central. Il n’y a rien de la passion hollywoodienne. Un destin. Celui de tant de colons. Des tout premiers. D’une femme ambitieuse, volontaire, livrée aux aléas de ce pays. Un film oscillant donc entre histoire et philosophie mais pourtant les éléments historiques ne sont pas accentués et il n’y a rien de manichéen. Quelques réflexions, mais là n’est pas non plus le point du film.

Mais une histoire d’amour pourtant. Entre des hommes et un pays. Un amour passionnel, déraisonnable et déraisonné. Des hommes qui s’éprennent de cette terre par hasard, comme on tombe amoureux de ce film.

Little Children

May 21st, 2008 by Pom

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“Little Children entrecroise les vies, les destinées contrariées, les secrets, les rêves, les fantasmes et les angoisses de personnages dans la quiétude trompeuse d’une banlieue bourgeoise de la côte Est.” Allocine.

Avec Kate Winslet (Titanic, Neverland, The Holiday…), Patrick Wilson (Alamo, le fantôme de l’Opéra..) et Jennifer Connelly (Requiem for a dream, Hulk, Blood Diamond). Réalisé par Todd Field.

Un film époustouflant. Il reprend les thèmes récurrents des films américains : des mariages malheureux, des rêves plein la tête, un adultère, un exhibitionniste qui ne peut se défaire de son image de pervers, un comité de sécurité de parents, des destins brisés… pour les contourner tous un par un. Une critique de l’Amérique actuelle, avec simplicité et émotion. Ou comment l’on intègre le regard des autres.

Ce que les autres pensent nous conditionne. Nous cherchons tous à nous en échapper mais le rêve ne rejoint jamais la réalité. C’est ce que ce film poignant nous laisse au cœur. Une certaine amertume, une désillusion. Une fin si inattendue et pourtant si prévisible. Une fin qui n’en est pas une. Une parenthèse qui se referme plutôt.

Les mécanismes extérieurs influencent notre identité. A force que l’on nous dise qui nous sommes, comment ne pas finir par le croire? Vouloir affronter le monde et se sentir libre, être, vivant… n’est qu’un instant. Un rêve de deux heures. Qui laisse une étrange sensation de flou. Et de lucidité.

Deux soeurs pour un roi

May 20th, 2008 by Pom

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“Quand la rumeur se répand que le roi Henry VIII ne partage plus la couche de la reine Catherine, son épouse incapable de lui donner un héritier mâle, Sir Thomas Boleyn rêve de gagner la faveur royale grâce à sa fille aînée, Anne. L’ambitieux projet de Sir Thomas est cependant quelque peu contrarié quand le roi s’éprend de son autre fille, Mary.” Allocine.

Avec Natalie Portman (Star Wars, V pour Vendetta…), Scarlett Johansson (Lost in Translation, La jeune fille à la perle…) et Eric Bana (Troie, Munich…). Réalisé par Justin Chadwick. A noter absolument dans un rôle secondaire Kristin Scott Thomas (Arsène Lupin, Il y a longtemps que je t’aime…).

Curieusement, cette époque de l’histoire britannique est particulièrement mise en valeur cette année. Elizabeth, l’âge d’or, maintenant Deux soeurs pour un roi, bientôt Mary Queen of Scots (dans lequel on retrouve Scarlett Johansson dans le rôle de Marie Tudor, la fille de Catherine d’Aragon)…

Malheureusement, les bouleversements historiques dont Anne Boleyn fut l’instigatrice sont peu mis en avant dans ce film. Il ne faut en effet pas oublier que la naissance de l’Anglicanisme est dû à la passion qu’éprouva Henri VIII pour la jeune femme. Il rompit avec Rome et créa sa propre Eglise pour pouvoir répudier Catherine d’Aragon, et faire d’Anne la nouvelle souveraine.

Les costumes sont éclatants même s’ils sont peu variés, mais les décors sont un peu décevants. Le domaine des Boleyn donne trop l’impression d’une récupération moderne d’un bâtiment.

Malgré tout, on ne peut que saluer le jeu des acteurs. Les deux actrices principales sont particulièrement crédibles en femmes en couches. Natalie Portman est superbe dans le rôle ambigu d’Anne Boleyn. Elle nous fait saisir tout la pression que subissait cette femme, dont la seule manière de soulager l’ambition est de donner un fils au roi. Prise entre destin historique et désir personnel, cette femme ne laisse pas le spectateur indifférent. Surtout lorsqu’il est au fait de la fin tragique qu’elle connut.

Tous les éléments et personnages historiques se mettent donc progressivement en place devant nos yeux, jusqu’à l’ironie de la conclusion : Anne Boleyn doit son ascension et sa chute à l’absence de descendant mâle d’Henri VIII, et pourtant sa fille sera un des plus grands monarques, synonyme d’âge d’or.

Seul bémol au film : à voir absolument en version originale. Les doublages français sont très décevants, notamment la voix de Kristin Scott Thomas, qui contraste étrangement avec sa prestance.

Concours Blancs

May 17th, 2008 by Pom

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Oyé oyé gentes dames et damoiseaux!

Certains d’entre vous sont sûrement déjà en vacances… ou tout comme puisque la fin des partiels sonne!

A Henri IV aussi, nous goûtons aux joies des examens, joliment nommés Concours Blancs ou Petits Concours. Petite dédicace spéciale à tout futur H4ien qui lit ce post : les sujets!

Lundi 8h30-13h30: Français - ou “Proust dit que les beaux livres sont “écrits dans une sorte de langue étrangère”. En quoi cela s’applique-t-il à la littérature?”

Mardi 8h30-13h30: Philosophie - ou “Que dois-je faire?” (Oh c’est pas si terrible! La première idée de nos chers et aimés élévateurs de conscience était “Le sujet du devoir”, si si!)

Mercredi 8h30-12h30 : Allemand - Version (”L’incendie de la maison d’Ovide”, Christian Ransmayr, Die letzte Welt)

Mercredi 14h00-18h00 : Anglais - Version (Such Visitors, Angela Huth)

Jeudi : jour férié gracieusement offert aux élèves et consacré à des révisions et découvertes historiques intensives.

Vendredi 8h30-13h30 : Histoire - “Les catholiques en France du milieu du XIXè siècle à 1914″ (accompagné de sa chronologie.)

Samedi 8h30 -13h30 : Géographie - au choix “Le Caucase du Sud entre permanences, fragmentations et recompositions : une analyse d’un espace politique en transition.” ou “Unité nationale, intégrité territoriale, clivages identitaires face à des enjeux internationaux pour les pays du Caucase du Sud.”

Et pour ceux qui se demanderaient “mais où est passée l’époque où nos élèves trimaient (avec joie) sur les langues anciennes?), qu’ils se rassurent… Il y avait une deuxième semaine!

Mardi 8h30-12h30 : Grec - 2 versions (dont Gorgias de Platon)

Quelle joie de sentir ses petites neurones se mesurer à l’infinité de l’existence et des possibilités… et de se sentir sombrer inexorablement dans l’incompréhension et le hors-sujet… en deux mots : le ratage complet!