
Si vous voulez vous faire votre propre point de vue sur ce déblocage par la force, vous pouvez en visionner la vidéo ou les photos.
Je suis profondément triste et aigri après cette intervention musclée qui n’avait aucune raison d’être. Inutile de blâmer Monsieur Sarkozy ou son gouvernement pour cette “opération”, comme le font certains, mais plutôt le président de notre fac, Monsieur Jean-Claude Dupas. C’est lui en effet qui a décidé l’envoi des CRS et qui continu de nous donner à tous le gout de sa syntaxe :
Les évènements de ces dernières semaines ont rendu la gestion de la crise particulièrement délicate.
Crise qui n’a pas été arrangée, entre autres par vos actions
Il est important que l’ensemble de la communauté exprime clairement son refus du blocage des locaux.
C‘est le chemin que prenait le mouvement. Se rendant compte que le blocage s’enlise, certains bloqueurs d’avant ne le sont plus, mais ils restent mobilisés. Pourquoi alors ne pas avoir attendu lundi et le prochain vote pour en apprécier le dénouement ?
Inutile de disserter sur le blocage mais plutôt sur la façon dont il a été anéantit : un vote démocratique a eu lieu lundi 10 décembre 2007, et celui-ci a reconduit le blocage. Malgré cette décision commune, certains professeurs ont fait cours mercredi et jeudi, ne respectant pas le blocage et pénalisant ainsi les élèves qui n’ont pas étés informés du déroulement de ces cours. Certains de ces professeurs en viennent même à inciter les échauffourées, pour rire ? Je passe sous silence les avancement de dates délais pour les travaux à rendre, il est tout de même navrant de voir se manifester des professeurs qui nous pressent de rendre des travaux alors qu’ils n’ont donné aucun signes de vie depuis six semaines, du moins pour certains.
Dans un autre registre, les médias s’amusent en jouant sur les mots :

Que l’on soit pour ou contre la loi, pour ou contre le blocage, cette intervention des forces du désordre, pardon, des forces de l’ordre, est inacceptable. On pourrait critiquer l’heure choisie (20 minutes titre “par la ruse” sur la première page), mais là n’est pas la question :

Ce qui choque le plus, c’est la violation du blocage, le nombre et surtout les méthodes. De nombreux camions de CRS, des unités de vie (camions pour l’occupation), des coups de matraque et des jets de gaz lacrymogène contre un petit nombre d’étudiants désarmés… Je ne cautionne ni ces méthodes, ni les slogans de certains étudiants qui ne pouvaient qu’envenimer les choses :
Pétain ! Reviens, t’as oublié tes chiens !
Je doute que cela fasse avancer les choses…
Je finis sur quelques citations :
On saura faire la différence entre ceux qui veulent entrer pour bloquer, et ceux qui veulent entrer pour travailler. Ca se voit.
À une étudiante en master qui devait assister à une conférence, et alors que les charges étaient finies et les étudiants dispersés sur le site : “Non, par principe on ne vous laissera pas passer.” Un CRS rigolard, j’insiste sur ce terme. Ce à quoi elle répliqua qu’au moins, les bloqueurs laissaient passer les masters…
En somme, je suis vraiment déçu de la tournure que prend ce mouvement, les CRS n’ayant apparemment fait aucune différences entre les personnes passant des examens, les bloqueurs et les étudiants travaillant en bibliothèque :
Hier,je me suis fait VIREE de la BU sur ordre des CRS alors que j’étais simplement en train de bosser. Je ne suis pas contre le blocage, je suis engagée contre cette loi et je tiens seulement à m’autoformer quand je n’ai pas cours. Quel “soulèvement” a nécessité l’intervention des CRS ? Il ne se passait rien sur la fac quand ils ont décidé de faire évacuer.
J‘espère au moins que la situation ne s’envenimera pas comme à Lyon II, et qu’un terrain d’entente mature sera trouvé.
Billet fortement inspiré de ce que j’ai pu lire sur indymedia










